L’initiative «Pour une contribution temporaire de solidarité sur les grandes fortunes” propose de soumettre les fortunes imposables de plus de 3 millions de francs à une contribution de solidarité de 0,25% sur la part de la fortune dépassant 3 millions. Et ce pour dix ans. Avec un gain espéré de 200 millions, par an, pour le canton. Pablo Cruchon, membre de l'Union Populaire était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
"Nous sommes dans une période de crise, crise financière, crise du Covid... tout cela attaque les bourses des ménages et les capacités de l'Etat à agir. On a donc besoin de plus d'argent pour investir: nous demandons une petite contribution temporaire et limitée à dix ans".
La charge fiscale, par habitant, est déjà la plus élevée de Suisse, à Genève: deux fois plus ici qu’à Berne, selon une étude de la CCIG, en septembre dernier. L'impôt sur la fortune est déjà la plus élevé de Suisse. Les riches contribuent donc déjà beaucoup?
"C'est prendre le problème dans le mauvais sens. A Genève, il y a une charge fiscale élevée parce qu'il y a des inégalités très élevées. Il y a une polarisation des revenus: il y a beaucoup de pauvres et beaucoup de riches. Dans cette situation là, on va utiliser l'impôt pour redistribuer ces richesses pour permettre à ce que l'Etat puisse aider les personnes qui en ont le plus besoin".
Les comptes du canton de Genève en 2022: excédent record de 727 millions de francs. Le problème ce n’est donc pas de percevoir l’argent, mais bien comment il est dépensé?
"Les exercices budgétaires sont une arnaque. Depuis des années, la Droite et les autres réduisent massivement les budgets et disent faut pas dépenser, on n'a pas assez d'argent. Donc artificiellement, on baisse les budgets, on baisse les prestations et évidemment quand on a les comptes, on a des excédents. Et qu'est-ce-qui se passe quand on des excédents? Ah, il y a trop d'impôts donc il faut baisser les impôts! Combien de besoins sociaux non couverts à Genève? "

