Yves Nidegger quitte le Conseil national, après 16 ans à Berne. L'élu UDC va se consacrer à son mandat de chef de groupe au Grand Conseil. Yves Nidegger était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
"L'air de Berne est excellent mais j'ai fait mon temps, je laisse la place à quelqu'un d'autre. Il est malsain de s'accrocher à son siège et d'empêcher la relève. Je l'ai fait à l'occasion de ce succès que mon parti a eu à Genève et ainsi de recourir à la méthadone cantonale pour supporter le manque de l'héroïne fédérale, qui va faire un grand trou dans ma vie".
16 années à Berne, quel souvenir le plus marquant?
"Probablement quand une conjuration de bric et de broc a fait sortir monsieur Blocher, à peine arrivé. Je venais d'arriver à Berne où nous avons le plus grand groupe à l'assemblée ; monsieur Blocher était conseiller fédéral : Ueli Maurer, le président du parti. C'était la grande époque! A peine deux semaines après mon arrivée, monsieur Blocher sort et c'était un psychodrame assez particulier".
14 ans qu'Yves Nidegger n'a plus siégé au Grand Conseil, à quoi faut-il s'attendre?
"Je vais re rentrer dans ce petit monde qu'est le Grand Conseil genevois et prendre gentiment mes marques. Le chef de groupe est supposé coordonner l'action et discuter avec les autres partis. Nous allons avoir une configuration assez particulière entre ceux qui sont au centre, ceux qui se disent ni de droite, ni de gauche et ceux qui se positionnent à équidistance entre l'égalité sociale et la liberté, cela fait 33 girouettes potentielles donc les majorités vont se faire de cas en cas, il y aura beaucoup de discussion".

