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Radio Lac
6 minutes avec Michel Matter, président de l’Association des médecins de Genève
6 minutes Posted Dec 1, 2023 at 9:00 am.
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Le département de la santé a décidé d’assouplir la clause du besoin, avec trois spécialités qui en sont désormais exemptées: le médecin de famille, la pédiatrie et la pédopsychiatrie. Michel Matter, le président de l'Association des médecins de Genève, était invité de Béatrice Rul, à 7h30.

Trois spécialités sont désormais exemptées de la clause du besoin, à Genève: le médecin de famille, la pédiatrie et la pédopsychiatre. Forcément, satisfait?

"Nous sommes très heureux. Enfin, le dossier avance! On attendait une décision pour ces trois spécialités parce que la demande explose et il faut y répondre. Fermer les vannes, non! On a aussi sur la table, la gynécologie et la psychiatrie parce que ces domaines sont aussi sous tension"

Le département de la santé l’explique par une possible pénurie en généralistes, dans le canton et même au niveau national. Sachant que cette clause du besoin est en vigueur depuis le mois d’octobre 2022, il y a eu une brutale dégradation de la situation?

"Non, c'est juste de prévenir. Mauro Poggia était un gestionnaire, là on parle des dossiers. Pierre Maudet s'est assis, il a vu les piles des dossiers et il les a pris, ça avance. La prise en charge, entre les deux, est différente.  On voit arriver la pénurie, ça ne sert à rien d'aller droit dans le mur".

Le département de la Santé explique viser un rééquilibrage par rapport aux spécialistes. Vous estimez, aussi, qu’il y a trop de spécialistes et qu'ils coûtent cher?

"On a toujours été pour une régulation et maintenant il faut la faire. Une régulation, assez fine et nous l'avons déjà faite, par le passé, à Genève, ce n'est pas une nouveauté pour nous".

Il est également question d’un projet d’une astreinte pour les médecins de ville pour des urgences non vitales. Qu’en est-il?

"Durant les fêtes, il y aura une ligne unique, comme depuis deux ans. Dès 2024, selon les spécialités et pas tous les médecins seront d'astreinte, les week-ends. On sait répondre aux besoins de la population, comme on l'a fait pendant la période Covid. On doit faire plus et répondre aux urgences, comme nous le faisons pendant la journée".