Il va falloir encore attendre très longtemps avant de voir la nouvelle gare souterraine de Cornavin. Sa mise en service a été repoussée à 2038. Soit six ans plus tard que le projet initial. Mais une gare qui pourrait accueillir davantage de voyageurs, grâce à deux voies souterraines supplémentaires, mais aussi un tunnel à double voie en direction de l’aéroport. Coût total du projet, 1,9 milliards de francs, couvert au ¾ par la Confédération. Pierre Maudet, conseiller d'Etat chargé des mobilités était invité de Béatrice Rul, à 7h30.
La nouvelle gare souterraine de Cornavin ne sera finalement mise en service qu’en 2038. Pourquoi un tel retard?
"C'est une fausse mauvaise nouvelle. C'est vrai que c'est un retard mais c'est une réévaluation du projet. Le but n'est pas de rénover la gare mais de l'étendre. C'est d'admettre qu'à l'horizon 2040, on aura plus de 100'000 voyageurs qui fréquenteront cette gare et qu'il faut la dimensionner, si possible, pour une fois, avec un coup d'avance".
Charles-André Philipona, le directeur du programme Léman 2030 des CFF, a expliqué que "jusqu'ici, on avait l'idée, on avait l'intention de construire une gare souterraine, mais on n'avait pas encore de projet définitif. Aujourd'hui, les quatre partenaires du projet se sont mis d'accord". Pas surprenant qu'il n'y ait qu'une idée pour un projet évalué à 1,6 miliards de francs, dans un premier temps?
"Non, c'est normal car en matière ferroviaire, on a des planifications qui se construisent au fur et à mesure et comme une roue à cliquets, un moment, une décision se prend et le projet devient ferme. On passe de l'idée à une intention ferme avec des travaux en deux phases, d'abord la gare souterraine pour améliorer rapidement l'offre, puis la gare en surface".
Deux voies souterraines supplémentaires vont être construites mais aussi un tunnel à double voie en direction de l’aéroport et ce pour faire face à la hausse des voyageurs. Pour certains, quand tout sera terminé, cette gare sera déjà saturée. Le député socialiste Mathieu Jotterand demande quatre voies en sous-sol pour éviter une nouvelle Genferei:
"On est déjà passé de une à deux voies, il y a les limites financières mais aussi les limites en terme de chantier. Ma préoccupation c'est de faire en sorte que le jour où on démarre le chantier, on soit à peu près au clair sur le jour où on va l'achever. On ne peut avoir un secteur Cornavin, en travaux, pendant vingt ans, parce qu'on multiple les voies souterraines parce qu'on fait, en même temps, des chantiers de sous-sol et de surface. Le projet est calibré sur 100'000 voyageurs, ça n'est pas le seul projet ferroviaire que l'on a à Genève. Il y a tout un réseau qui va se déployer et nous devons travailler sur différents axes".
Les riverains, les usagers et les automobilistes craignent les nuisances liées à ce chantier:
"Oui, on part pour un gros chantier. Mais il va être réduit et concentré au minimum, pour limiter les impacts. Il y aura des nuisances aux alentours de 2029. Je veux arriver à mieux gérer les chantiers et d'éviter la multiplication des nuisances".
Le boulevard du Pont-d’Arve rouvre, vendredi, après 5 mois de travaux. Une réouverture dans sa forme d’avant travaux, avec deux voies pour les voitures. La Ville assure avoir soumis un plan de marquage, dès le 16 octobre, au département des mobilités, pour une seule voie pour les voitures mais elle n’a pas obtenu votre aval. Pourquoi?
"On a reçu, non pas le 16 octobre mais le 21 novembre, cette demande, c'est extrêmement tardif. Le chantier du boulevard du Pont-d'Arve, on le connaît depuis le mois de juin. Si la Ville a des intentions, il faut qu'elle les manifeste assez en amont. La Ville devrait savoir que la modification du trafic, sur une rue, a un impact sur beaucoup d'autres rues. On a un quartier qui est chargé, je le reconnais et on y travaille (...) Ce n'est pas d'un claquement de doigts que l'on va dégr

