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Radio Lac
6 minutes avec Emilie Flamand, directrice du bureau de l’égalité et de prévention des violences
6 minutes Posted Nov 24, 2023 at 9:00 am.
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Samedi 25 novembre est la journée internationale contre les violences sexistes et sexuelles. Un rassemblement est organisé, à cette occasion, à 15 heures, à Bel-Air. Emilie Flamand, la directrice du bureau de l’égalité et de prévention des violences, était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

Samedi, est la journée internationale contre les violences sexistes et sexuelles. Un rassemblement est organisé, à 15 heures, à Bel-Air. Car ces violences sont toujours tristement d’actualité: 19 féminicides, en Suisse, depuis le début de l'année: 

"Maintenant, on nomme les choses. On ne parle plus de crimes passionnels, de drames familiales. On rappelle qu'un féminicide, ça n'est pas un fait divers, c'est un vrai fait de société parce que cela s'inscrit dans une logique, un cadre global de violences sexistes et sexuelles qui sont faites aux femmes"

Du changement du côté de la loi, avec l'état de sidération reconnu dans la définition du viol:

"Si je veux vous emprunter votre vélo, je ne vais pas simplement aller le prendre et attendre que vous me disiez "non", je vais vous poser la question(...) Si pour des actes du quotidien, on peut le faire, je ne vois pas pourquoi, on ne pourrait pas le faire pour le corps des femmes"


"La définition du viol était complètement dépassée. Il y a eu un mieux. Les milieux de défense des victimes auraient aimé que le Parlement fédéral aille un cran plus loin avec la solution "un oui est un oui" qui demande un consentement clair lorsqu'il y a un acte sexuel (...) Le fait d'avoir un consentement explicit aurait été encore mieux. C'est quelque chose qui s'applique dans plein de domaines de la société. Si par exemple, je veux vous emprunter votre vélo, je ne vais pas simplement aller le prendre et attendre que vous me disiez "non", je vais vous poser la question, vous allez me dire "Oui". Si pour des actes du quotidien, on peut le faire, je ne vois pas pourquoi, on ne pourrait pas le faire pour le corps des femmes"

La Ville, le canton et les associations ont lancé, pour la première fois, conjointement, une campagne contre les violences sexistes et sexuelles. Avec un axe, l’importance de la responsabilité collective:

"Tout le monde peut-être concerné. Il s'agit d'intervenir et de prendre conscience du continuum des violences. Les violences ne sont pas seulement des faits très graves comme les viols, les féminicides, cela commence avec des remarques déplacées, le harcèlement. Si on laisse passer les formes les plus banalisées et anodines de violence, cela ouvre la porte à des violences plus graves"