Mauro Poggia a brisé l'hégémonie de la gauche genevoise au Conseil des Etats. Le candidat MCG a été élu largement à la chambre haute, en compagnie du socialiste Carlo Sommaruga. Mauro Poggia était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Mauro Poggia, vous êtes donc l’homme qui éjecte une femme, qui allait présidé le Conseil des Etats, pour Genève, une première depuis 20 ans. Pas trop lourde la victoire, ce matin?
"La politique est dure. Ce n'est pas joyeux pour les personnes qui perdent d'autant que Madame Mazzone est une personne de qualité. Je suis sûre qu'elle trouvera autre chose à faire et je pense qu'il ne faut pas qu'elle cède trop vite à l'impulsion de quitter la politique".
Maintenant, que vous êtes élu, il va falloir réaliser vos promesses. La caisse de compensation unique c’est pour quand?
"On ne fait rien tout seul. Il faut être force de proposition. Je pense que cela peut-être un contre-projet intéressant pour la droite, par rapport à l'initiative de la gauche d'une caisse unique fédérale qui est quelque chose de révolutionnaire dans le paysage actuel. Je pense qu'il faut laisser les cantons mener des projets pilote. A Genève, il faut mettre en place une caisse unique de compensation (...) La 1ère mission, c'est de mettre dans la loi la possibilité de faire des projets pilote"
Dans quel groupe, Mauro Poggia va-t-il siéger? L'UDC?
"Ce serait très difficile à comprendre pour mon électorat. L'UDC est un parti dont les membres sont chacun de qualité divers. J'ai beaucoup apprécié ma collègue de campagne, Céline Amaudruz, qui n'est pas de l'estampille UDC que l'on aime peu ici, à Genève, c'est-à-dire exclusive et qui n'accepte pas la différence. C'est difficile de s'associer aux campagnes de l'UDC fédérale. Par contre, il ne faut pas, non plus, chercher "la face nord". Quand on a une sensibilité de centre-droite, comme la mienne, on est plutôt naturellement attiré par un parti du Centre avec lequel je pourrais trouver, j'imagine trouver des concordances, pour faire avancer les sujets".

