Genève est désormais le canton où les primes maladie sont les plus chères. +9,1% d’augmentation, l’année prochaine, pour un montant, en moyenne, de près de 455 francs, par mois. Les idées pleuvent pour tenter de limiter cette hausse. Swiss Medical Network propose la mise en place d'un système de soins intégrés, qui est mis en place, dans un premier temps, sur l'Arc jurassien. Raymond Loretan, le président exécutif de Swiss Medical Network, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Le couperet est tombé, les primes vont augmenter de 9,1% à Genève. Swiss Medical Network, l’un des grands groupes de santé, de Suisse, n'a-t-il pas une responsabilité?
"Absolument, on est tous responsable de l'état de la situation. L'important c'est d'amener des solutions concrètes. Aujourd'hui, on est dans la gesticulation alors qu'on est dans un état d'urgence. Il y a une chance à saisir, à la fin de l'année, on aura un nouveau parlement, un nouveau ministre de la santé".
Il est urgent de faire baisser vos coûts:
"Oui, c'est pour cela que l'on propose un système de soins intégrés, pionnier dans l'Arc jurassien pour stabiliser les primes et, à terme, de les baisser. C'est un système axé sur la prévention, qui tue les incitatifs à la quantité et qui coordonne tous les soins de la personne, qui s'occupe de sa santé physique et de sa santé mentale".
Quel intérêt pour les médecins d'adhérer ce système de soins intégrés:
"Ce système va mettre en valeur le médecin de famille. L'avantage de cette organisation de santé, c'est que chaque membre pourra choisir un médecin de famille qui l'accompagnera dans son parcours de patient. Il sera entouré par des gestionnaires de santé, des infirmières qui s'occuperont, dans un premier temps, de la prévention. Ce médecin vous dira vers quel spécialiste vous diriger. A travers le dossier électronique du patient, interne à ce système, on évitera tous les actes médicaux inutiles. Aujourd'hui, en Suisse, on fait beaucoup d'opérations stationnaires, à l'hôpital, non pas parce que c'est utile mais parce qu'elles sont mieux rémunérées. Ce système de soins intégrés permettra de balancer sur les oins ambulatoires sans prétériter les médecins".
Ce système de soins intégrés va-t-il être proposé, prochainement, à Genève?
"Le plus rapidement possible. On a demandé un rendez-vous à Pierre Maudet pour en discuter, ce n'est pas comme avec Alain Berset. Pierre Maudet a un intérêt pour ce type de modèle donc je suis sûr qu'on aura un entretien avec lui. Je pense qu'il y a de bonnes chances pour la mise en place de ce système de soins intégrés, à Genève, car il y a tous les éléments en place. Il faut juste mettre les acteurs en contact, les uns avec les autres, il faut décloisonner, comme dans le Jura bernois, l'assurance et les prestataires de soins. Les hôpitaux publics doivent être un partenaire".

