Après le National, Michel Matter compte bien créer la surprise, au Conseil des Etats. Le candidat des Vert'libéraux veut porter la santé et les relations avec l'Union européenne au cœur des discussions sous la coupole. Michel Matter était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Michel Matter estime que le système de santé actuel est à l’agonie. Il faut l'achever?
"Je ne sais pas s'il faut l'achever mais il faut remettre l'ouvrage sur le métier. Une partie de l'augmentation des primes maladie s'explique par les réserves. Avec les aléas de la bourse, les assureurs ont perdu 1,8 milliards de francs, le peuple va payer, probablement 2%, pour un rattrapage de la bourse et ça n'a rien à voir avec la santé! On ne sait toujours pas à quoi servent ces réserves! Le système doit évoluer mais on doit garder trois choses: la solidarité, l'accès aux soins et la qualité des soins".
Le recteur de l’UNIGE, en début de semaine, se désolait de voir que la Suisse ne proposait toujours rien pour relancer les relations avec l’Europe. Comment les relancer ces relations?
"J'ose aucunement dire que l'on est nul mais presque. Il y a deux ans le Conseil fédéral a tiré la prise, sans plan B, sans passer par le peuple ni le parlement. On voit que l'Angleterre a réussi le "Big deal", à trouver un accord avec l'Europe pour ces universités. On doit soutenir la recherche et l'innovation car les start-up ont les solutions pour aujourd'hui et demain. La composition du Conseil fédéral est essentielle pour relancer le processus. Ca ne veut pas dire "ciao Ignazio Cassis" mais ça veut dire que le Conseil fédéral doit aller dans le même sens. On est resté dans l'agenda, de l'agenda".
Le Conseil des Etats débat ce mercredi des crédits pour développer le réseau routier. Parmi les discussions, l’axe Le Vengeron - Coppet - Nyon. Bonne ou mauvaise idée?
"Le renforcement du réseau routier est une réalité mais il faut aussi avoir un rail plus efficace mais moins cher. Pour avoir une population qui utilise la mobilité douce, il faut des prix doux, aussi. Il faut également pousser le co-voiturage".

