La commission des affaires juridiques du National a accepté, lundi soir, deux initiatives parlementaires: l’une prévoit de réduire les possibilités de sous location pour les locataires, l’autre de simplifier la procédure de résiliation de bail en cas de besoin du bailleur ou un de ses proches. Le conseiller national socialiste, Christian Dandrès, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
"Les bailleurs ont déposé quatre textes, avec une stratégie: faciliter les congés et bloquer la contestation du loyer. Dans la plupart des grandes villes, c'est quasiment impossible de trouver un appartement, si vous n'êtes pas dans les petits papiers de la régie. Beaucoup de personnes sont donc en sous-location. Si les bailleurs décident souverainement de résilier les baux, ce sont donc beaucoup d'appartements qui pourraient se retrouver sur le marché, avec un loyer beaucoup plus cher".
Si les quatre textes sont acceptés, l'ASLOCA menace de lancer des référendums:
"L'ASLOCA les a déjà préparés. Nous avons récolté 30'000 signatures pour demander aux autorités fédérales de stopper ces attaques sur les locataires. Les bailleurs font 10 milliards de loyers abusifs par année, car ils n'ont pas répercuté à la baisse, le taux hypothécaire".
Menace du côté du parlement, mais menace bien réelle du côté du montant de nos loyers. Le taux d’intérêt de référence vient d’augmenter de 0,25 points, à 1,5%. Faut-il craindre une envolée de nos loyers?
"Une augmentation de 0,25% de ce taux, permet aux bailleurs d'augmenter de 3% les loyers. Sachant qu'à cela s'ajoute l'inflation. Mais cela vaut la peine de faire vérifier les majorations"

