L'initiative 1000 emplois propose de créer 1000 emplois, chaque année, dans les collectivités publiques si le taux de chômage atteint 5% mais aussi de favoriser la diminution du temps de travail pour tous à 32 heures. Davide de Filippo, président de la CGAS, et porteur de l'initiative était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
"C'est une proposition réaliste car elle est très mesurée, contrairement à ce que dit la droite. 1000 emplois par an, lorsque le taux de chômage est de 5% c'est tout simplement répondre à la problématique du chômage, à Genève, et c'est accélérer la transition écologique. Il n'y a rien d'artificiel à répondre aux besoins de la population. Le Grand Conseil, droite y compris, a voté un crédit d'investissement d'un milliard pour la rénovation thermique des bâtiments de l'Etat. Mais cette même droite a refusé les postes qui doivent aller avec pour mettre en œuvre ces investissements. C'est complètement irréaliste et irresponsable"
La demande de main-d’œuvre est déjà très forte, notamment dans le secteur de la rénovation énergétique des bâtiments. Pourquoi ne pas laisser se faire une régulation naturelle?
"On voit bien que le marché en terme de chômage ne résout rien. Quant à la transition écologique, si on compte sur le marché, on peut attendre encore longtemps".
Les opposants à cette initiative, parlent d'un coût de six milliards sur dix ans, alors que les initiants assurent que cette mesure ne dépasserait pas les 100 millions:
"C'est de la manipulation totale. Le problème avec ces six milliards, c'est la droite table sur un taux de chômage pendant dix ans. On n'est pas à ce taux là, aujourd'hui, et penser que nous resterions à 5% c'est gommer l'effet dynamique de l'initiative. Ils additionnent les coûts annuels de la mise en œuvre de l'initiative, c'est grossir artificiellement les chiffres."

