Un rapport parlementaire a dénoncé la gestion des ressources humaines à Champ Dollon ; de l'absentéisme au sein de la Clairière voire même maltraitance sur des mineurs ou encore des associations qui dénoncent des décès trop nombreux dans les prisons genevoises. La situation de l'univers carcéral genevois inquiète et pourrait même devenir explosive. La députée Verte, Dilara Bayrak, membre de la commission judiciaire et de la police était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
"C'est une situation explosive et inacceptable pour Genève, bastion des droits humains. Il y a une réelle volonté au niveau du Grand Conseil de prendre ce sujet au sérieux. Le Conseil d'Etat lui ne répond pas aux questions posées suite aux morts dans les prisons. On essaie de comprendre pourquoi l'Etat faillit. Je souhaite que l'Etat prenne conscience que sa politique carcérale ne peut plus rester dans les méandres du Grand Conseil et du Conseil d'Etat. Cela doit devenir une priorité. On a une responsabilité morale mais aussi une responsabilité vis à vis des citoyens car incarcérer coûte très cher. Si on investit pas plus, on continue de remplir qui a, en réalité, un énorme trou!".
Des investissements qui pourraient passer par une nouvelle prison. Celle des Dardelles a, pourtant. été retoquée il y a quasiment trois ans. Depuis, plus rien:
"J'en ai ras le bol de cet argument des Dardelles. L'argument principal est de nous dire que nous faisons dans l'angélisme alors que ce projet des Dardelles était insatisfaisant, mal finalisé. De manière générale, pour parler de l'incarcération, il faut évoquer non seulement les conditions de détention mais aussi de l'accompagnement".

