La Cour des Comptes a rendu un audit, hier, sur la gestion des risques et des alertes au sein du DIP, suite au scandale de Mancy. Conclusion sans appel: pas de coordination entre les départements, des collaborateurs qui ne sentent pas soutenus par leur hiérarchie ou encore un climat de défiance au sein de l’OMP.
"Il est établi depuis une année qu'il y a des problèmes profonds au sein de l'organisation" a estimé, sur Radio Lac, le président de la commission de l'éducation du Grand Conseil, le député PLR, Pierre Nicollier. "Ces problèmes sont des problèmes de gouvernance et de gestion. Cet audit l'écrit noir sur blanc (...) les constats sont assez implacables".
Le manque de locaux pour les jeunes souffrant de troubles psychiques a été détecté il y a huit ans, déjà, mais rien n'a été fait:
"Il existait des outils qui permettaient d'identifier les risques et les problèmes et puis... c'est tout! Mais si on ne fait rien ça ne sert à rien. C'est quand même fou de lire que parmi les freins à l'annonce de ces risques, une hiérarchie peu réactive et peu soutenante, un manque de confiance de la hiérarchie".
Le député PLR, Pierre Nicollier, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

