La Suisse va être élue au Conseil de sécurité de l'ONU, pour deux ans. Un siège qui va apporter beaucoup au pays:
"C'est bien pour la Suisse, à court terme et à long terme" pour Joelle Fiss, analyste des droits de l'Homme au sein des organisations internationales. "A court terme, ça peut ouvrir des portes, renforcer le réseautage, trouver de nouveaux partenaires pour des projets nationaux.... A long terme, c'est vraiment très bien pour l'image de la Suisse, c'est l'équivalent, en politique internationale, d'une vidéo de Roger Federer, pour le sport!"
Cela fait seulement 20 ans que la Suisse a intégré l'ONU. N'est-ce pas en contradiction avec le principe de neutralité?
"La Suisse participe aux différents organes de l'ONU, depuis 20 ans. Il ne faut pas penser que la Suisse qui siège dans les organisations internationales ne fait que s'abstenir, ce n'est pas du tout le cas. Elle prend souvent des positions controversées. C'est un mythe de se dire que la neutralité c'est de ne pas avoir une opinion".
Quel rôle peut jouer la Suisse, au sein de ce Conseil de sécurité?
"Ce n'est pas parce que la Suisse n'est pas une grande puissance, qu'elle ne peut pas agir. Au contraire! C'est parce que c'est un petit pays qu'elle peut se permettre des choses que les grands puissances ne peuvent pas. Souvent des pays non permanents au Conseil de sécurité, ont beaucoup contribué".
Joelle Fiss, analyste des droits de l'Homme au sein des organisations internationales et députée PLR, était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

