Près de 8000 réfugiés ukrainiens ont déjà été accueillis en Suisse. Avec une solidarité qui s'exprime à tous les niveaux, y compris au sein de la population. Une solidarité bien différente des difficultés qu'ont connues d'autres réfugiés et que pointe la conseillère municipale du Centre, en Ville de Genève, Alia Chaker Mangeat. "C'est quand même malheureux de constater qu'une meilleure politique d'accueil peut être faite pour les réfugiés et que cela est apparu toujours impossible jusqu'à ce jour (...) Il y a une solidarité politique pour les Ukrainiens qui n'existait pas pour les autres réfugiés" a précisé Alia Chaker Mangeat sur Radio Lac.
La Suisse aurait donc une politique d'accueil raciste? "Je constate que l'accueil est différent pour les blonds aux yeux bleus (...) On ne va pas nier que d'un côté il y a des réfugiés arabes ou syriens et de l'autres des réfugiés ukrainiens avec une différence de traitement énorme".
Pour certains, la proximité explique cette différence: "on peut penser à la proximité mais comment la qualifier? L'Europe géographique ? Vous ne vous sentez pas proche du bassin méditerranéen? En méditerranée, vous avez des milliers d'enfants, de famille qui meurent, chaque année et géographiquement, c'est beaucoup plus proche! La réponse qui a été donnée à l'Ukraine est adaptée, est juste et c'est la réponse qu'on doit donner quand des personnes fuient des conflits et sont en danger. La question de la proximité géographique n'est pas un critère d'asile".
La conseillère municipale du Centre, Alia Chaker Mangeat, était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

