Le canton de Genève s'apprête à accueillir 15'000 réfugiés ukrainiens. Une quarantaine est déjà arrivée, au bout du lac: "une estimation néanmoins difficile à donner" pour le conseiller d'Etat, chargée de la cohésion sociale, Thierry Apothéloz. "Quand on arrive d'Ukraine, il n'y a pas besoin de visas (...) il y a d'immenses avantages à se signaler: un permis est délivré pour un an mais aussi une couverture d'assurance maladie. Nous pouvons également organiser des éléments de solidarité grâce à ces signalements"
La majorité de ces réfugiés sont des femmes et des enfants, qui doivent être scolarisés: "le DIP est mobilisé pour permettre l'intégration de ces personnes (...) on ne croit pas que ces personnes ne vont rester que quelques mois. Les Genevois doivent être solidaires sur le long terme (...) on a besoin de s'organiser sur l'accueil d'urgence mais aussi des structures sur le plus long terme comme l'école ou les loisirs".
La solidarité des Genevois sera indispensable pour l'accueil de ces refugiés: "on a besoin de compléter le dispositif (...) Avec l'Hospice général, nous sommes en train de mobiliser les entrepôts et autres bâtiments que l'on doit transformer (...) mais pour une intégration réussie, il faut compléter ce dispositif avec la solidarité des Genevois qui mettent à disposition une chambre / un appartement même temporairement".
Si vous souhaitez vous porter volontaire: la hotline de l'Hospice général 0800 900 995 et le site internet: www.solidariteukraine.ch
Thierry Apothéloz qui tient à rappeler que l'accueil de ces réfugiés ukrainiens se fera sur le long terme: "c'est un vrai défi qui est global. Il n'y a pas que l'hébergement, il y a aussi la question du travail (...) Nous nous sommes mis en contact avec les communes, avec les clubs de sport (...) Tous ces éléments là vont permettre à la cohésion sociale de tenir".
Le conseiller d'Etat, chargé de la cohésion sociale, Thierry Apothéloz était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

