La Suisse a élargi ses sanctions vis-à-vis de la Russie: gel des avoirs russes mais aussi l’exclusion de plusieurs banques du système SWIFT. "Ces sanctions ont fortement impacté la place financière genevoise" a expliqué, sur Radio Lac, Edouard Cuendet, le directeur de Genève Place financière. "Il y a le gel des avoirs de certaines personnalités russes (...) mais aussi l'interdiction d'accepter des dépôts à partir de 100'000 francs. Ce sont des sanctions assez drastiques, saluées par la place financière, dans le cadre de cette guerre d'agression que la place financière dénonce. Les paiements SWIFT sont désormais bloqués ; la Russie ne peut plus faire aucun paiement avec les pays européens sauf pour le gaz et le pétrole".
Les banques genevoises ont, de nouveau, été dans le viseur pour avoir accepté certains avoirs russes: "la clientèle russe est une clientèle importante pour la place financière genevoise. A la différence d'autres places financières, la place financière suisse connaît exactement l'identité des clients. Contrairement à certains fantasmes, ce n'est pas parce qu'un client a une structure, une société off-shore que les banques ne connaissent pas son identité (...) lorsque les sanctions sont prises, les banques peuvent bloquer les avoirs. En tant que place internationale, il est normal que la place financière suisse ait une clientèle internationale". Edouard Cuendet a également rappelé que la "Suisse a une législation extrêmement stricte (...) avec une surveillance accrue" pour certaines personnalités.
Quant à la répercussion de cette guerre, elle "crée de l'instabilité et de l'insécurité sur les marchés financiers (...) La clientèle russe n'est pas suffisamment importante pour avoir un impact sérieux sur les banques genevoises".
Edouard Cuendet, le directeur de Genève Place financière, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

