165 actes antisémites ont été enregistrés en Suisse Romande, en 2021, selon le dernier rapport de la CICAD. Un chiffre en hausse pour toutes les catégories que ce soit des actes graves, sérieux ou préoccupants.
"Je suis inquiet" a reconnu sur Radio Lac, Johanne Gurfinkiel, le Secrétaire général de la Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation. "Est-ce qu'on est tenté d'être alarmiste? Non! On voit une croissance des actes antisémites qui prend sa source dans les réseaux sociaux. Au niveau politique, il y a une certaine distance alors que le phénomène est présent (...) et l'idée est de tirer la sonnette d’alarme: il y un certain nombre de source d'inquiétude et des solutions peuvent être mises en place. Mais il faut une volonté politique qui est relativement absente".
1/3 des actes antisémites ont lieu sur les réseaux sociaux. "Il y a plusieurs types d'auteurs: il y a les fanatiques antisémites, qui en profitent pour diffuser leur théorie et il y a les imbéciles et qui entendent faire le buzz. Il y a là de l'éducation à faire. Enfin, il y a ceux qui n'ont pas vraiment conscience de ce qu'ils font"
Pour Johanne Gurfinkiel, il y a une banalisation de ces phénomènes: "au niveau fédéral, nous sommes sur de la communication, il n'y a pas de vision de ce phénomène".
Johanne Gurfinkiel, Secrétaire général de la CICAD, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

