La Confédération va consacrer 12 millions de francs pour l’entretien et l’extension du réseau routier entre 2024 et 2027. Avec près de quatre milliards pour la réalisation de cinq projets dans les grandes villes, mais aucun à Genève. Pour Céline Amaudruz, présidente de l'UDC Genève et conseillère nationale, le conseil d'Etat est clairement responsable. "Genève n'aime pas les voitures. La politique du Conseil d'Etat, c'est tout contre les voitures: on supprime les places de parcs, on impose le 30 km/heures, partout et si on ne peut pas l'imposer, on ferme la route! On a ce qu'on mérite!"
Le Conseil d'Etat genevois ne serait pas assez présent, à Berne, pour faire avancer les dossiers: "Nous ne sommes pas punis, nous avons ce que l'on mérite. Berne a des enveloppes à allouer aux cantons. Il faut venir une fois, à Berne, pour voir comment cela se passe. Non seulement il y a du lobby qui est fait par le conseil d'Etat de chaque canton et après il y a tous les parlementaires qui s'engagent (...) Beaucoup de parlementaires ne partagent pas l'idée que la voiture est un moyen de transport louable et de ce fait on veut tout affecter à d'autres moyens. Quand on comprend que Genève n'est pas au clair à ce sujet, que finalement nous sommes réduits à rien!".
Quant à la traversée du lac, où en est-on: "Je crains qu'avec la politique menée actuellement, nous ne voyions pas la traversée du lac. Le conseil d'Etat ne respecte pas la volonté du peuple à ce sujet"
Céline Amaudruz, la présidente de l'UDC et conseillère nationale, était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

