Le variant Omicron et sa rapide propagation inquiètent les autorités. "Je pense qu'il faut être inquiet et vigilant" a reconnu sur Radio Lac, le conseiller d'Etat chargé de la santé, Mauro Poggia. "Le nombre de cas semble se stabiliser, même si c'est un haut plateau, pour le variant Delta (...) l'inconnu c'est ce variant Omicron qui certainement va faire exploser le nombre de cas positifs. Est-ce que ces cas positifs vont se répercuter dans les hôpitaux et dans les cas intensifs? C'est la grande inconnue".
Il faudra que l'hôpital tienne
La superposition possible des vagues Delta et Omicron fait craindre le pire pour les hôpitaux. "Il faudra que l'hôpital tienne. La question c'est à quelles conditions? Tout le monde craint de devoir trier (...) le tri est une réalité aux soins intensifs. S'il s'agit de devoir prendre des décisions pour des personnes jeunes (...) c'est dur de faire peser cela sur les épaules des soignants".
Tout le monde ne pourra pas avoir le booster d'ici la fin de l'année, c'est impossible
Pour lutter contre cette nouvelle vague de l'épidémie, le Conseil fédéral a raccourci le délai d'obtention de la troisième dose. Une décision prise en fin de semaine dernière, alors que la baisse d'efficacité de la 2e dose est démontrée depuis longtemps. "Je ne veux pas me mettre dans cette critique facile car elle pourrait aussi se retourner contre les autorités cantonales" a estimé Mauro Poggia. "Nous sommes dans un étau car on a, à la fois, des personnes qui doivent être vaccinées et de l'autre côté des personnes qui attendent le booster". Mauro Poggia a reconnu que tous les Genevois ne pourront avoir reçu le booster d'ici la fin de l'année: "c'est impossible. On ne peut pas augmenter les quantités de vaccins, car il manque tout simplement des bras. On ne peut pas s'improviser avec une seringue à la main".
J'aimerais bien savoir quel est le pourcentage de ces parents qui vont aux barricades contre le masque et qui ne sont pas vaccinés?
Autre mesure décidée par le Conseil d'Etat, le port du masque dès la 5P qui a été prolongé jusqu'au 24 janvier, au moins. Le Collectif Parents Suisse dénonce cette décision, rappelant que la santé ce n'est pas uniquement ne pas avoir la Covid: "C'est vrai" reconnaît Mauro Poggia."(mais le reste de l'argumentaire) est une accumulation de réflexions simplistes, malheureusement qui circulent, mais qui sont respectables puisqu'elles mettent en évidence une carence de l'information officielle et scientifique. Le but ce n'est pas de porter atteinte à la santé psychique de nos enfants. J'aimerais bien savoir quel est le pourcentage de ces parents qui vont aux barricades contre le masque et qui ne sont pas vaccinés? Est-ce que ce ne sont pas eux qui, finalement, créent aussi cette situation de tension sanitaire qui entraine des mesures pour ralentir ce virus? Les enfants sont les porteurs aujourd'hui de cette contamination".
Sans la vaccination, la situation serait catastrophique
La succession des vagues de l'épidémie, malgré les vaccins et les gestes barrières, crispe de plus en plus la société. "La vie n'est pas un film. Si on la faisait à l'envers, sans la vaccination début 2021, quelle serait la situation aujourd'hui?" répond Mauro Poggia. "Il y a tout lieu de penser que la situation serait catastrophique (...) la vaccination a eu un effet".
Le conseiller d'Etat chargé de la santé, Mauro Poggia, était invité de Béatrice Rul, à 7h35 dans Radio Lac Matin.

