Show notes
Été 1914.
En une semaine, c’est donc toute l’Europe, et une bonne partie du monde par le biais des empires coloniaux, qui se retrouve en guerre, sur trois fronts. Un à l’ouest en France et en Belgique. Un à l’est en Russie, et un dernier au sud dans les Balkans… Dans les colonies, notamment en Afrique, on commence aussi à se battre. Des millions d’hommes se retrouvent mobilisés en plein été, en pleine période des labours. On pense que la guerre sera courte, que les hommes seront rentrés pour Noël.
Sur le front, les tactiques de combat qui n’ont pas évolué depuis un demi-siècle se heurtent de plein fouet aux progrès technologiques de l’armement. Mitrailleuses et canons causent des hécatombes à un rythme effrayant, jamais connu dans les conflits antérieurs. On dénombre des milliers voire des dizaines de milliers de morts chaque jour. Les offensives sont bloquées et la guerre s’enlise.
1914, personne ne le savait encore mais le carnage allait durer quatre ans.
Il y a cent ans, dans le sang et l’allégresse, la Première Guerre mondiale commençait.
À l’occasion du centenaire de la Bataille du Tannenberg, nous recevons l’historien Martin Pâquet pour nous parler des premiers mois du conflit, entre août et décembre 1914.
Enregistré le 27 août 2014 sur les ondes de CHYZ 94,3 FM.
Cette émission fait directement suite à celle du 25 juin 2014, où nous parlions de l’assassinat de l’archiduc d’Autriche François-Ferdinand, de la poudrière des Balkans et de l’escalade qui allait mener au conflit. Pour ceux qui voudraient se rafraîchir la mémoire, nous bons invitons à réécouter ce podcast.
Image : Embarquement de matériel médical pour le contingent canadien, octobre 1914, Port de Québec. (Archives du Ministère de la Défense nationale).



