Ce nouveau disque du groupe américain de Metal Progressif Cynic possède une aura toute particulière puisque Paul Masvidal a décidé de le sortir en forme d’hommage à ces deux anciens frères d’armes Sean Reinert et Sean Malone décédés respectivement en 2020 et 2021. Matt Lynch délivre une prestation de qualité à la batterie tandis que les basses sont jouées au synthétiseurs Dave Mackay, un choix judicieux et respectueux.
Neuf titres entrecoupés de neuf intermèdes cosmiques proposent une musique très avant-gardistes. On retrouve les voix vocodées et claires chères à Paul Masvidal qui sont parfaitement intégrées au mixage pour en fait un élément de texture comme un instrument. Les rythmes syncopées et les ambiances atmosphériques tendent à emmener l’auditeur dans des contrées extra-terrestres jusqu’ici inexplorées. Il s’agit pour moi du meilleur album depuis « Focus » grâce à une créativité et une grâce rarement égalées. A noter la présence du guitariste Plini en invité de marque.



